La
personne handicapée accueillie en ESAT n'a pas le statut de
salarié soumis au Code du travail, ne bénéficie
pas d'un contrat de travail et ne peut faire l'objet d'un licenciement.
Cependant, elle
doit signer, avec l'ESAT, un contrat de soutien et d'aide par le travail,
conforme à un modèle établi par décret
(à paraître). En outre, les personnes accueillies en
ESAT peuvent bénéficier du congé de présence
parentale et auront accès, dans des conditions fixées
par décret (à paraître), à un droit à
congés et à la validation des acquis de leur expérience.
Une fois la
décision d'admission prononcée par la CDAPH, la personne
handicapée bénéficie de la garantie de ressources
(voir toutefois ci-dessous) dont une partie est prise en charge par
l'État à hauteur maximale de 50 % du SMIC, en complément
d'un salaire direct versé par l'ESAT d'un montant au moins
égal à 5 % du SMIC. Un système de bonification,
applicable aux travailleurs handicapés dont le salaire direct
dépasse 15 % du SMIC, peut permettre de tenir compte du travail
effectivement réalisé : le total (salaire direct
et complément de rémunération) peut atteindre
110 % du SMIC. La garantie de ressources peut être cumulée
avec l'allocation aux adultes handicapés dans la limite de
100 % du SMIC si le salaire direct est égal ou inférieur
à 15 % du SMIC. Si le salaire direct est supérieur à
15 % du SMIC, ce cumul peut atteindre 110 % du SMIC. La garantie de
ressources est considérée comme un salaire pour le versement
des cotisations sociales obligatoires.
La loi n° 2005-102
du 11 février 2005 pour l'égalité des droits
et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes
handicapées abroge ce système de garantie de ressources.
L'article L. 243-4 du Code de l'action sociale et des familles, dans
sa rédaction issue de cette loi, pose le principe selon lequel
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l'ESAT devra verser une « rémunération garantie »
tenant compte de la durée de l'activité exercée
(à temps plein ou partiel), et ce dès l'admission en
période d'essai du travailleur handicapé sous réserve
de la conclusion du contrat de
soutien et d'aide par le travail. Le montant de cette rémunération
garantie sera déterminé par référence
au Smic. Afin d'aider les ESAT à la financer, l'Etat versera
une « aide au poste » pour chaque personne handicapée
accueillie. Des textes réglementaires sont nécessaires
pour la mise en uvre de ce nouveau dispositif.
Les personnes
handicapées admises dans un ESAT peuvent, selon les modalités
fixées par les articles D. 344-20 à D. 344-28 du Code
de l'action sociale et des familles, être mises à disposition
d'une entreprise afin d'exercer une activité à l'extérieur
de l'établissement ou du service auquel elles demeurent rattachées.
Un contrat écrit doit notamment être passé entre
l'ESAT et la personne physique ou morale pour le compte de laquelle
sera exercée cette activité.
Par ailleurs,
lorsqu'une personne handicapée accueillie dans un ESAT conclut
un contrat à durée déterminée (CDD), un
contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) ou un contrat initiative-emploi
(CIE), elle peut bénéficier, avec son accord ou celui
de son représentant, d'une convention passée entre l'ESAT,
son employeur et éventuellement le service d'accompagnement
à la vie sociale. Cette convention précise les modalités
de l'aide apportée par l'établissement ou le service
d'aide par le travail et éventuellement le service d'accompagnement
à la vie sociale au travailleur handicapé et à
son employeur pendant la durée du contrat de travail dans la
limite d'une durée maximale d'un an renouvelable deux fois
pour cette même durée.
En cas de rupture
de ce contrat de travail ou lorsqu'elle n'est pas définitivement
recrutée par l'employeur au terme de celui-ci, la personne
handicapée est réintégrée de plein droit
dans l'ESAT d'origine ou, à défaut, dans un autre ESAT
avec lequel un accord a été conclu à cet effet.
La convention mentionnée ci-dessus prévoit également
les modalités de cette réintégration.
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