Exposition au Café Marius : LA WAIDE
"L'Or Bleu de Picardie"

NE MANQUE DE VISITER L'ATELIER DES COULEURS
à Méharicourt chez Anne et François Mortier
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"Chez Marius"
2. Place de l'église 80600 GEZAINCOURT (80) SOMME
Tél. 03 22 77 73 30 - Fax. 03 22 77 73 31
marius@cat-gezaincourt.org
www.cat-gezaincourt/marius

 

Une exposition conçue par Mme Françoise JOLY
et réalisée par le CAT de Gézaincourt
pour l'OCRA
(Office Culturel Région d'Albert)

Mme Joly n'hésite pas à parcourir la Picardie à la recherche de plantes rares. Elle ne manque aucune floralie, aucune Bourse d'échange de Plantes.
Ici photographies prises à l'occasion de la bourse d'échanges de plantes de Candas
(Mai 2004)

M. Le Borgne a accueilli les différents visiteurs qui sont venus par curiosité pour connaître la waide. C'est l'ocasion pour lui de revoir une ancienne doullennaise qui habite maintenant la pays de Cocagne, Madame Pageot. C'est ensuite derrière un pot de l'amitié dans l'estaminet que les les amoureux des souvenirs et des belles choses se retrouvent.

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C'est quoi la Waide ? ("wède" en picard)

On l'appelle l'or bleu de La Picardie car cette plante a fait la richesse de la région au Moyen-âge. Elle servait à faire la teinture bleue avant l'arrivée de l'indigo. Ce sont les feuilles et non les fleurs qui sont récoltées.

C'est ici sur la place du village de Gézaincourt que Monsieur Leborgne cultive quelques pieds de waide dans la plus grande discrétion. Une culture pour le plus grand plaisir des yeux et du nez car cette plante a une odeur particulière et originale.

Une senteur bien particulière...

Ce pied de waide pousse là, à côté d'un poirier,
dans un jardin bien arrosé par la gézaincourtoise

Des jeunes pieds de waide picards tel qu'on peut les trouver en Picardie mais aussi en Languedoc.
La waide aime les terres argileuses tantot sèches, tantôt inondées.

Vue agrandie des fleurs de waide

Ce pied de waide mesure entre 1,80 m et 2,00 de hauteur. Il pousse sur un terrain bien humide et il est à l'abris des vents froids et des désherbants ou autres insecticides industriels.
Ce ne sont pas les pieds en fleurs qui intéressent la récolte des feuilles. Les plants de "wède" (en picard) ne sont laissés en fleur que pour la récolte des graines.


On ne retrouve que très peu de traçes de la présence de la waide en Picardie. La waide a disparue de notre département dès l'apparition de l'indigo.
Le commerce de la waide a fait la fortune des commerçants qui ont su la transporter et la vendre dans le Pays d'Oc. Si en Picardie c'est la culture de la waide qui a fait la richesse de nombreux exploitants et commerçants transporteurs, c'est en Languedoc, pays de cocagne (coques: boules de feuilles de waide) que les richesses ont été les plus importantes. On devait stocker la waide, la faire sècher dans des grands magasins ou séchoirs, la casser, la moudre d'où les nombreux moulins de cocagne et la faire "mariner" pour obtenir "le pastel", poudre bleu qui servait à teindre ou colorer.

Cette exposition sur la waide était présentée au café Marius le 22 mai 2004
La waide de la fleur à la poudre

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Il se passe toujours quelque chose chez Marius...