Gézaincourt, un passé hors du commun ...
                                                                               Textes de Gérard Bacquet " Val d'Authie" et "Le Ponthieu"

Une Forteresse à Gézaincourt !
        Le livre rouge d'Abbeville nous apprend que Robert Frestiaux construisit vers le milieu du XIIIème siècle la forteresse de Gézaincourt "dedans la banlieue de Dorlens", ce qui excita contre lui les animosités de l'Echevinage.Quelques vestiges y subsistaient encore au XIXème siècle.
         Aujourd'hui, on y trouve un imposant château dominant un magnifique parc, construit en craie vers 1846. Il posséde deux étages, dont le dernier de forme attique, lui donnant une élévation inhabituelle. Il est devenu une colonie de vacances de la Caisse d'allocation famliales de Valenciennes. Aujourd'hui mis en vente, ce château cherche acquéreur. Son prix est fixé à sept millons de Francs ou 1 million et six cent soixante et onze mille euros.


A côté du château on apercoit une chapelle aujourd'hui disparue. Elle fut démontée pendant la seconde guerre mondiale par les occupants allemands.

Prieuré Notre Dame de Bagneux
        Assis sur la commune de Gézaincourt, le Prieuré simple Notre-Dame de Bagneux, donné à Molesme entre 1091 et 1102 (en même temps que le prieuré d'Authie), était de l'ordre de St Benoît. Il fut substitué à une chapelle Notre-Dame qui a été élevée sur l'emplacement de bains publics romains selon Dom grenier d'où l'étymologie du lieu: Balneolum.
         L'évêque Gervin donna cette chapelle à l'abbaye de Molesme qui y fonda le prieuré, des largesses de Foulques d'Orion.

Celui-ci, de l'assentiment de sa femme Helvide, y attacha sa terre de Bagneux.
         L'évêque St-Geoffroy confirma cette donation par charte du 12 Août 1106 (BN. Dom Grenier Pic 194 f° 18). Le prieuré possédait deux fermes, l'une au Hameau de Bagneux, avec 94 journaux de terre, l'autre à Longuevillette, avec 12 journaux de terre et 3 de pré; des dîmes à Candas, Fienvillers, Gézaincourt, Bonneville, Outrebois, Vesle.
La Gézaincourtoise ...

    C'est le nom de la rivière qui s'allonge tout au long du village et qui conflue à l'Authie à Bretel les Gézaincourt. C'est le seul affluent en rive gauche au débit notable. deux sources l'alimentent, dont l'une :" Le Pied de Boeuf", sort d'une profonde cavité haute de 1 mètre environ et complétement tarie en période de sécheresse. Son débit devient énorme en période de crue. Au moyen-âge, le curé qui faisait les écritures et qui tenait les cahiers du Seigneur relate une inondation qui fit périr des dizaines de chevaux, une centaine de vaches et autant de moutons et un tas d'autres animaux domestiques. Il ajoute à la fin de la liste une trentaine de personnes qui ont péri noyées, emportées par les flots.


Chutes d'eau du Moulin de la Gézaincourtoise tel qu'elles apparaissaient dans les années 1920. Les vestiges de cette construction sont encore visibles dans le parc du château.
Gézaincourtoise la Moyenageuse...

Altitude 85 m - 697 habitants - Canton de Doullens (80)


La Place du village n''a pas changé.. On aperçoit
à gauche le Café Marius


Les différents noms
de Gézaincourt

     en 1143 : Gizencort
     en 1220 : Giseincort
     en 1230 : Gisencurt

     en 1241 : Gisainecourt

la population :

1469
1689
1698
1724
1772
1982


250 ha.
385 ha.
111 ha.
279 ha.
497 ha.

          Des privilèges furent donnés aux habitants par Robert Frestiaux, leue seigneur, en avril 1240. La charte de commune nous signale Robert Fretel comme ayant commis des grandes exactions envers ses sujets. Cette loi est en tout semblable à celle de Beauval. Le nombre des échevins est fixé à six et leur élection doit se faire le mercredi de la Pentecôte. Gézaincourt n'a pas le droit d'avoir un sceau communal, faveur qui est par contre accordée à Beauval et à Bretel. Robert Frestiaux (Fretel) construisit vers le mlieu du XIIIème siècle, la forteresse de Gézaincourt: "fut fortereche à Gisencourt, deddans la banlieue d Dorlens" et qui excita contre lui les animosités de l'échevinnage, en violant les privilèges octroyés jadis à la commune par les Comtes du Ponthieu.
          Les dépendances étaient :
BAGNEUX où la rivière de Gézaincourt prens sa source, était un hameau de 52 habitants en 1698, 16 feux (16 familles) et 48 habitants en 1724 et 16 feux
et 59 habitants en 1772. Le Prieuré de Bagneux, nommé Bagnolet dans les titres de 1349, n'était qu'une chapelle sous le vocable de Notre-Dame. Gervin, evêque d'Amiens, en fît présent à l'abbaye de Molesme. Elle fut érigée en Prieuré par les bienfaits de Foulques del Donjon de Doullens, qui attacha sa terre de Bagneux, le 12 Août 1106 (Dom Grenier Pic 194 f°18).

Un arrêt du Parlement du 24 Novembre 1325 condamna le prieur à payer une redevance annuelle au Comte de St-Pol. Les chartes font mention des cressonnières de cet endroit.

BRETEL Hameau de 13 feux et 36 habitants en 1724, 6 feux en 1760 et 7 feux et 25 habitants en 1772.
LONGUEVILETTE (Longuevile
- 1204) où l'abbaye du gard possèdait au commencement du XIIIème siècle, la plus grande partie du territoire de Longueville grâce aux libéralités de Robert des Autheux et de Gaudefroy de Doullens. Une autre partie du territoire appartenanit au prieuré de Bagneux.


Tourisme autour de Gézaincourt ...


"Chez Marius"
Estaminet sans alcool - Jeux Picards et traditionnels

2. Place de l'église 80600 GEZAINCOURT (80) SOMME
Tél. 03 22 77 73 30 - Fax. 03 22 77 73 31
marius@cat-gezaincourt.org

Il se passe toujours quelque chose chez Marius...