Une nouvelle boisson ?
Pas vraiment, le premier essai de cola avec le Chtilà Cola s'est soldé par un échec. Aujourd'hui un nouvel essai avec Ch'Nord Cola. L'étiquette n'a pas changé, le goût non plus. juste un autre nom. Nous attendons vivement à l'estaminet un conditionnement en bouteille de vrre de type Limonade.
 "L'aventure du cola du Nord est moins heureuse. Suite à une décision de justice, Jean-Claude Delforge n'a plus eu le droit de commercialiser son soda sous l'appellation Chti'la Cola. Le soda est de retour en magasin en novembre 2008, après cinq mois d'interruption, sous le nom de Ch'nord Cola. Mais la reprise est difficile"

Enquête:
Du cola breton au cola corse, coup de com ou vrai carton ?


              Coca corse, breton ou auvergnat, chaque région de France semble avoir produit son cola alternatif. Pour quels résultats ? Tour d'horizon à l'heure du lancement du dernier né, l'Auvergnat Cola.
              Les colas régionaux ne représentent qu'1% du marché des colas, indique le magazine professionnel Rayon Boissons. Coca-Cola garde la main sur 95% du marché. Pepsi, rival aux Etats-Unis, est loin derrière en France avec seulement 2% des parts.
              En France, les colas alternatifs sont avant tout locaux et c'est dans des régions à forte identité culturelle comme la Bretagne, la Corse et l'Alsace qu'ils remportent le plus grand succès.
Une volonté de consommer différemment
              Peu importe le goût. Pour Yves Darnaud, créateur du Fada Cola de Marseille, le succès des colas régionaux est essentiellement dû à la volonté de consommer différemment.
A l'origine du lancement du Chti'la Cola en 2004 Jean-Claude Delforge observe que tous les colas alternatifs bien implantés ont un point commun : « Ils ont l'avantage d'être développés par une entreprise déjà présente sur le marché de la boisson. Les nouveaux produits s'implantent facilement car le réseau de distribution est déjà en place ».
Campagne de pub de Corsica Cola (DR).
              Autre atout des colas régionaux : leur prix. Vendus entre 75 centimes et un euro le litre (prix de vente conseillé) dans la grande distribution, ils se targuent d'être moins chers que leur concurrent Coca-Cola.
Des implantations réussies
              Premier installé sur le marché, le Breizh Cola, lancé par la brasserie Lancelot, spécialisée dans la production de bières artisanales bretonnes et de limonades. 500 000 bouteilles de 33 cL ont été vendues l'année du démarrage, en 2002, et plus d'un million l'année suivante.
              Même trajectoire pour Corsica Cola. En 2003, la brasserie corse Pietra reprend l'idée de développer son propre soda. L'année du lancement, un million de bouteilles sont écoulées, un immense succès l'été de la canicule.
              Le Fada Cola, de Marseille, a lui aussi été créé par des marchands de bière, la Cagole. En 2008, 100 000 bouteilles ont été vendues, une progression de 26% par rapport à 2007.

Campagne de pub d'Elsass Cola (DR).
              En Alsace, c'est une PME spécialisée en eau et limonade qui commercialise l'Elsass Cola, en 2004. Les Sources de Soultzmatt tablaient sur la vente de 300 000 bouteilles annuelles, objectif largement dépassé puisque, dès 2004, un million de bouteilles ont été vendues et depuis les chiffres sont en hausse. L'entreprise détient 7 à 10% de parts de marché en Alsace et réalise un chiffre d'affaires de 500 000 euros en 2008.

Déboires
              L'aventure du cola du Nord est moins heureuse. Suite à une décision de justice, Jean-Claude Delforge n'a plus eu le droit de commercialiser son soda sous l'appellation Chti'la Cola. Le soda est de retour en magasin en novembre 2008, après cinq mois d'interruption, sous le nom de Ch'nord Cola. Mais la reprise est difficile : les ventes ont chuté de 12 000 bouteilles par mois à 6000. « Je n'ai pas fait ça pour l'argent, sinon, j'aurai abandonné depuis longtemps », note Jean-Claude Delforge qui se dit motivé par la promotion de sa région.
Mêmes déboires pour Royal Cola, le cola des Vosges, en vente entre 1999 et 2006.

Philippe Bailly raconte sa mésaventure :

              « Deux de mes sous-traitants n'étaient pas fiables : un de mes embouteilleurs a brûlé et comme il n'était pas assuré, j'ai perdu 100 000 euros. Et lors du lancement des bouteilles en plastique, elles étaient mal soufflées, 80 000 ont dû être retirées du marché. »
L'entrepreneur a cessé sa production alors qu'il vendait un million de bouteilles par an.
Pas de chance non plus pour le soda équitable Beuk Cola (« beuk » signifie « rot » en breton). La coopérative qui commercialisait ce cola breton, à base de sucre roux du Costa-Rica, a déposé le bilan fin 2008, alors même que le Beuk Cola se vendait très bien.
Evan Reizh, distributeur de boissons équitables en Bretagne a repris le produit :
« Il est toujours commercialisé dans plusieurs bars du Finistère et du Morbihan. Il y a beaucoup de demandes des festivals, pour cet été, on espère qu'on pourra les approvisionner mais on manque de moyens. »

              Dernière possibilité : fabriquer son propre cola, avec l'Open Cola, le cola libre, dont la recette est proposée sur Internet.

L'estaminet avait voulu aider kle lancement du Chtilà Cola, mais il a été très difficile de s'approvisionner....
Voici un article du journal l'Abeille de la Ternoise

"Chez Marius"
5. Place de l'église 80600 GEZAINCOURT
(80) SOMME
Tél. 03 22 77 33 16 - Fax. 03 22 77 73 31
marius@cat-gezaincourt.org

Coca Cola n'a qu'à bien se tenir !
Jean-Claude Delforge créé le

"Chtilà Cola"
une boisson fabriquée dans la limonaderie
"La Gosse"

un reportage signé l'Abeille de la Ternoise

      Depuis plusieurs années, la prise de conscience s'est faite de l'importance de la diversité des cultures. Ne parle-t-on pas, par exemple, de l'importance de sauver les langues régionales ? Et dans le domaine de l'environnement, nul ne conteste aujourd'hui, l'absolue nécessité de maintenir la diversité (la biodiversité) des espèces végétales et animale; seule solution pour envisager un développement durable. Et pourtant, il y a un modèle économique unique pour le monde entier. Et pourtant, il y a un modèle culturel qui s'impose à tous. Et il y a des produits qui, par leur diffusion planétaire, tendent à un modèle unique de consommation.
      Alors çà et là, quelques groupes d'individus, sans aucun esprit de communautarisme, réagissent pour ne pas perdre leurs identités. Quelques irréductibles disent "nous allons reprendre la main, prenons un produit universellement connu... le cola et approprions le nous." Nous avons donc décidé sans aucun complexe, de produire et de commercialiser dans nos régionsÊqui représente le Nord Pas de Calais, la Picardie et une partie du Hainaut Belge soit plus de 8 millions d'habitants; le :Chtilà Cola Euch Cola d'ch'Nord. Notre but est de faire découvrir ou redécouvrir notre langue régionale grâce à nos différentes contre étiquettes. Quelquefois, les grandes idées sont d'une simplIcité biblique. L'histoire du Chtilà Cola a démarré en juin dernier dans la tête de Jean-Claude Delforge, suite à un reportage télé consacré à la brasserie du Phare Ouest, en Bretagne. Là, depuis avril 2002, on a vendu 500.000 bouteilles de Breizh Cola, sorte de Coca Cola breton mis au point par les brasseurs.


         L'Héninois les contacte alors et l'affaire va vite: en septembre, il leur achète la recette. Le marché a également réussi en Corse où le Corsica Cola, également fabriqué selon la recette bretonne, a le vent en poupe. 2 millions de bouteilles de 25 cl ont été vendues en 2003. Paradoxe que celui de ce produit qui, à partir d'une boisson standardisée dans le monde entier, trouve maintenant des déclinaisons régionales. Et c'est bien dans cet esprit que Jean-Claude Delforge a créé le Chtilà Cola. L'aspect identitaire est mis en avant sur l'étiquette où l'on trouve un fond de carte de la région, une explication: "Notre patois est une langue. Chtilà signifie "celui-là" en langue picarde", et une devinette sur le patois. On passe de "I'American way of life", le Coca Cola étant un symbole fort des USA, à "Cheull' façon d'vivre picarde", en quelque sorte. Mais chaque cola régional a un goût différent des autres.


Eau, cola, caramel... Les extraits de cola (achetés aux Bretons) sont mélangés à un sirop composé d'eau et de sucre. L'eau gazéifiée est ensuite ajoutée. On y trouve aussi des extraits de caféine. Mais les proportions sont différentes d'une région à l'autre, et notamment à cause de la qualité de l'eau qui est différente. En Bretagne, on est en milIeu granitique, ici en milieu calcaire. Et, puis, chaque fabricant apporte sa "patte" ! La Gosse, à Hardinghen L'idée, c'est bien. La recette, c'est encore mieux. Mais où fabriquer ? Jean-Claude Delforge avait d'abord pris langue avec la brasserie Terken à Roubaix. Peu après, cette entreprise déposait son bilan ! 
C'est alors qu'il s'est rapproché de "La Gosse", qui, ouverte en 1997, propose maintenant au public une gamme de 35 limonades, dont la variété à la violette fut pour beaucoup dans sa notoriété actuelle. Seule restriction actuelle, La Gosse n'est pas équipée pour conditionner des bouteilles de 25 cl, et c'est sous forme de bouteilles de 75 cl que le Chtilà Cola a commencé sa carrière (son prix de vente se situera autour d' 1,75 euro). Mais, d'ici septembre, ce problème technique devrait être résolu. Ce qui per-mettra d'aborder le marché de la restauration. C'est ce qu'expliquaient ce lundi le créateur et les propriétaires de La Gosse, M. Peuvion et Mme Vasseur. Pour sa part, I'Héninois a déjà investi 80.000 euros dans l'affaire, sans subvention pour l'instant, sous la forme d'une SARL. Le Chtilà Cola arrive. Après trois campagnes de tests préliminaires, 7.500 bouteilles ont été produi-tes en avril. Elles sont distribuées dans une quarantaine de magasins Champion de la région. Un second brassln de 13.000 a été réalisé et, les démarches commerciales allant bon train, nous devrions, selon Jean-Claude Delforge, trouver le Chtilà Cola dans les linéaires de la grande distribution (Cora, Auchan, Carrefour, Intermarché) d'ici le mois de juin. Côté production, M. Peuvion est prêt à suivre et précise que, même si la fabrique est installée en milieu rural, l'Autoroute n'est pas loin et la route est hors gel jusqu'à la fabrique (NDLR : il n'empêche que, pour avoir vu manoeuvrer des semi-remorques aux abords de l'entreprise, un accroissement de la production amènera sžrement quelques aménagements en termes d'accessibilité). Dans un troisième temps, Jean-Claude Delforge compte également conditionner son bébé en "PET" (les bouteilles plastique en PVC d'1,5 l).
Ch'ti qui dit qu'y est ? Mais I'Héninois doit faire face à un problème juridique. Un premier essai de dépôt de nom, le "Ch'ti Cola" avait entrainé le dépôt d'un recours de la part de M. Castelain, patron de la brasserie qui produit la bière Ch'ti. Le nom a donc été changé pour l'actuel. Mais cela ne suffit pas pour M. Castelain. Joint par téléphone, celui-ci nous a expliqué qu'il ne voulait empêcher personne de travailler mais que la brasserie (qui tâte ses 25 ans le 12 juin) s'est entourée depuis 3 ans de juristes pour défendre la marque "Ch'ti" et que, depuis 6 ans, l'entreprise a beaucoup investi pour protéger son identité, et notamment dans des gammes de produits qui dépassent le cadre de l'alimentaire stricto sensu. Dans le cas d'une boisson, le propriétaire n'a pas envie que le mot "Ch'tl" soit associé d'une part à une bière plutôt haut de gamme, et de l'autre à une boisson destinée à la consommation de masse. Selon lui, M. Delforge, qu'il a déjà rencontré, a mis la charrue avant les bÏufs en commercialisant son produit sous la marque Chtilà Cola avant d'attendre les conclusions du tribunal compétent devant lequel l'affaire a été portée. Il est décidé à aller jusqu'au bout de cette démarche. Jean-Claude DeIforge, quant à lui, invite toutes res associations des réseaux qui oeuvrent dans le domaine des produits régionaux à le soutenir, arguant du fait que le mot "Ch'ti" ne peut se résumer à une marque commerciale, que c'est un bout de patrimoine collectif. Affaire à suivre. Jean-Claude Delforge Agé de 47 ans, cet Héninois est marié et père de 3 enfants. Après avoir travaillé pour Dassault et à l'Aérospatiale, il a suivi un 3ème cycle de manage-ment-qualité à I'ESC de Lille. Il a ensuite travaillé dans le domaine du contrôle technique automobile. Bricoleur et inventif, Il a inventé dans sa tête des pièces de bricolage... qu'il a parfois vues quelques années après dans les magasins. C'est pour cela que, découvrant le reportage sur le cola breton, Il a trouvé l'idée bonne et décidé, cette fols-ci, de la transposer dans la Région avant que quelqu'un d'autre ne l'ait l'idée avant lui.
B.C.
Chtilà Cola (« chtilà » signifiant « celui-là ») est un cola alternatif dans un registre également identitaire mais plus local, lancé le 16 mars 2004 pour « défendre l’esprit région, sa langue et sa culture ». Les 7500 premières bouteilles en verre proposaient, via leur étiquette, quelques exercices tels que repérer dans une liste en ch'timi – le patois local – les noms d’animaux à quatre pattes.
L'objectif, selon ses fondateurs Mickaël Penetticobra et Jean-Claude Delforge, est de créer un cola moins agressif que le coca classique et retrouver le goût des petits bonbons gélifiés au cola.
L'histoire du Chtilà Cola a démarré en juin 2003 dans la tête de Jean-Claude Delforge, suite à un reportage télé consacré à la brasserie du Phare Ouest, en Bretagne. Les arômes du cola proviennent de chez Breizh Cola.
 


Chtilà Cola est situé à Hénin-Beaumont.
SARL Chtilà BP 64 -62252 Hénin-Beaumont
mail : contact@chtila.fr - weber : www.chtila.fr


Le saviez vous : Voici toutes les marques existantes de cola

Afri-Cola - Amrat Cola - Arab Cola - Barr Cola - Beuk Cola - Breizh Cola - Bubba Cola - Campa Cola
Check Cola - Chero-Cola - China Cola -
Chtilà Cola - Ch'Nord Cola - Classic Cola - Coca-Cola - Cola Turka - Count Cola
Corsica Cola - Cricket Cola - Cuba Cola - Diet Rite Cola - Double Cola - El Che Cola- Evoca Cola - Elsass Cola
Faygo Cola - Feichang Cola - Frescolita - Fuji-Cola - Imazighen Cola - Inca Kola - Jolly Cola - Jolt Cola - Just Cola
Kofola - Kola Real - Like Cola - Mecca Cola - Olvi Cola - OpenCola - Pepsi - Premium-cola - President's Choice Cola
Qibla Cola - Red Kola - R.C. Cola - Rola Cola - Royal Cola - Rutto Cola - Salva Cola - Sam's Choice Cola
Shasta Cola - Sinalco Cola - Sugar Cane Cola - Tab - Thums Up - tuKola - Ugarit Cola - Virgin Cola - Vita-Cola
Zam Zam Cola - Zelal Cola


 


Il se passe toujours quelque chose chez Marius...